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ALGER - MES ECOLES (1ère partie)
Le Lycée "d'en-haut" et le Lycée "d'en-bas"


Classe enfantine

Avant d'être acheté par l'Académie d'Alger,
le Splendide Hôtel s'appelait le " Le Mustapha Palace Hôtel"


Il changerait encore de nom en devenant le Lycée Fromentin, puis le Lycée Descartes puis actuellement le Lycée Cheikh Bouamama

Donc lorsque j'entrais dans la vie scolaire, la classe enfantine du Lycée de Jeunes Filles d'Alger, se trouvait à l'annexe de Mustapha Supérieur. Nous rentrions en classe dans la rotonde que l'on peut voir sur l'image ci-dessus et alternions, le piquage - ce qui serait de nos jours complètement prohibé en raison du danger que pouvaient représenter les stylet de métal avec lesquels, sur de petits tapis de feutre marron nous piquions soigneusement le long des traits déssiné par notre institutrice pour ensuite découper l'image : chat, chien ou autres animaux qui devaient éveiller notre imagination - et l'apprentissage des lettres et de l'écriture en traçant des barres sur nos cahiers. Et pendant les nombreuses récréations nous profitions du jardin magnifique qui nous entourait. Il fallait le soir rentrer par l'autobus, du moins pour celles qui habitaient Mustapha Inférieur - cet adjectif n'ayant pas à cette époque de connotation mauvaise - . Je prenais donc l'autobus pour descendre jusqu'au Lycée "d'en bas" où m'attendait ou Maman ou ma chère Isabelle avec un bon goûter acheté chez Trolley, "A la Parisienne" en haut des escaliers de la rue Bourlon, ou si vous préférez en haut de la rue Monge.

Pour des raisons pratiques, je ne restais pas à l'Annexe de Mustapha Supérieur. Il fallait compter avec les autobus dans un desquels j'avais perdu ou oublié un magnifique manteau de ratine bleu clair avec des parements de velours, les horaires, les attentes et tout cela donnait du souci; donc il était logique que de Mustapha Supérieur je descendisse au Lycée de Jeunes Filles d'Alger, plus communément appelé le Lycée "d'en bas" (ou La Ligue) pour le différencier du Lycée "d'en haut"...Il n'y aurait plus de transports moins d'horaires plus stricts et il était très facile pour moi d'aller du boulevard Baudin (Colonel Amirouche)à la rue Michelet (Didouche Mourad) en montant les escaliers de la rue Jean-Rameau même si l'on devait encore m'accompagner.

Le Lycée de Jeunes filles

Le Lycée de Jeunes Filles
Carte postale des années 1920
Je rentrais donc à la Ligue...en bas - qui deviendrait plus tard le Lycée Delacroix - et y retrouvais des amies en nombre important et des institutrices qui maintenant allaient me mettre le pied à l'étrier; surtout Mademoiselle Pons . Ah !!! Mademoiselle Pons !!

J'en garde un souvenir, ému et admiratif. C'était une amie de ma Tante Claire Warot, née Pinon et je la rencontrais parfois dans la villa de mon Oncle Eugène à La Redoute. C'est grâce à elle que j'ai pris un bon départ et je l'en remercie, même si elle n'est plus là. Nous étions très bien suivies et récoltions, pour les plus méritantes de superbes Tableaux d'honneur. Madame Costa Marini nous faisait des cahiers de devoirs de vacances que nous remplissions scrupuleusement pour les rendre à la rentrée. Et, j'étais également très fière d'être dans ce Lycée qui avait eu comme élève, ma mère, Simone Bonifay, dont l'architecte était mon Grand-Père Gabriel Darbéda et dont toutes les boiseries avaient été faites par les ateliers de menuiserie de son frère François Darbéda.

Je garde un vraiment bon souvenir de ces années passées à la Ligue.
 L'arbre de Noë
L'arbre de Noël
Cliquer sur l'image pour agrandir

A Noël un arbre gigantesque que vous pouvez admirer ci-dessus, réunissaient plusieurs classes du primaire et sur cette photo je peux encore reconnaître plusieurs amies retrouvées par la suite à la Fac - comme nous disions - en Droit et à l'Institut d'Etudes Politiques.

Je ne saurais trop vous recommander d'aller visiter le site de Delacroix, en cliquant ICI même.

Car, entre temps j'avais quitté la Ligue pour entrer à Sainte Chantal, Institution Privée qui se trouvait à Belcourt et au sein de laquelle je reçus en même temps qu'une sérieuse éducation, et une excellente culture, une éducation religieuse familiale dirigée par Monseigneur Dauzon qui plus tard célébra mon mariage.


A suivre...2ème partie


© Françoise Bernard Briès.
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