MES AMIS D'ENFANCE

L'AMITIE COMMENCE AVANT LA NAISSANCE !!!!!

Micheline dite plus volontiers "Michou" admire mon "travail" sur Internet, elle admire aussi ce que je fais avec mon cher Macintosh. Aussi m'envoie-t-elle tout ce qu'elle reçoit à son bureau, comme documentation, CD ROM ou autres. Son dernier envoi était accompagné du post-it que l'on peut voir ci-dessus. Quelle plus belle preuve d'amitié que celle-ci!! Nous nous sommes connues avant de naître!!!

Il est vrai que nos mères se connaissaient et nos grand-mères aussi. Il est fort probable qu'elles tricotaient ensemble en attendant notre naissance....Et depuis nous ne nous sommes plus quittées. Et même si le hasard ou la nécessité ont voulu que nos voies partent dans une direction différente, nous avons toujours correspondu, nous nous sommes toujours téléphoné, assistant l'une et l'autre aux événements de notre vie. Nous jouions ensemble dans le grand jardin de la merveilleuse maison de ses parents, sur les hauteurs d'Alger, chaque jeudi avec son frère Philippe, ses cousines Jeanine, Claude et leurs frères Bernard et Alain, Christiane et ses frères Henri et Philippe.

Et puis l'été... Ah l'été!!!

Quels moments superbes, la plage, le soleil, la bonne chaleur, Suffren, Surcouf, Lapérouse et Jean-Bart, ces marins qui avaient donné leurs noms aux petits villages du bord de mer, où nous allions passer les mois chauds, à nous baigner dans notre bonne Mer. Les jeux et les rires reprenaient, nous faisions les quatre cents coups, étions heureux et n'en demandions pas plus. Nous grandissions ensemble, ensemble nous tentions d'échapper aux parents, commencions à ressentir les premiers émois. Ce n'était que le début.

Il y avait aussi Jacqueline, Charley et Pierre-Yves. Leur soeur aînée, Edith, plus âgée ne participait évidemment pas à nos jeux. Leur mère Christiane, se disait être la "soeur de lait" de mon Père; on ne peut plus proche!!!Imaginez que lorsque l'on demandait :"Depuis quand nous connaissons-nous ?" les parents avaient l'habitude de nous répondre : "Mais, vous vous connaissez depuis toujours!!!". Et l'un d'eux d'ajouter :"L'arrière grand-père de Jacqueline, Charley et Pierre-Yves, a mis au monde la grand-mère de Françoise!!!!" On peut imaginer les liens qui nous unissaient et qui nous unissent encore.

Ces trois-là passaient leurs vacances exactement à l'opposé de nous, c'est-à-dire sur les plages ouest. Il y avait une gentille rivalité entre l'est et l'ouest, mais les tenants de l'est avaient le dernier mot car, les pères, qui partaient travailler à Alger le matin, avaient le soleil dans le dos, comme ils l'avaient aussi en rentrant le soir. Tandis que ceux de l'ouest avaient matin et soir le soleil dans les yeux!!! C'était une expédition de se rendre de l'est à l'ouest et nous attendions l'hiver pour nous voir davantage. Alors, là dans le grand appartement, c'était des parties de "minuit sonnant" à n'en plus finir!! Charley est resté coincé dans une armoire bretonne en poussant des hurlements et tout a failli mal tourner avec les parents. Que de bons souvenirs. L'été, donc nous allions à la plage. Les uns à l'ouest les autres à l'est d'Alger. et là aussi nous retrouverions nos petits amis du coin, qui n'habitaient pas Alger mais l'endroit où nous avions la maison d'été, et avec lesquels nous nous amusions toute la journée.

Comment ne pas parler de Guiguitte!! Je crois bien que nous nous sommes toujours connues. Ses parents habitaient là depuis "toujours", étaient maraîchers et nous vendaient de bons légumes tout frais. Mais Guiguitte et moi partions à l'aventure, dans les haies de roseaux, pêcher les grenouilles dans les bassins d'arrosage ou nous battre à coup de boules de terre fabriquées par nos soins, que nous faisions sécher au soleil pour qu'elles soient bien dures et avec lesquelles nous attaquions, les voisins ou les garçons qui nous ennuyaient.Et puis, les guerres finies, nous allions dans les champs cultivés, avec leurs longues rigoles creusées avec soins par son Père, où poussaient selon la saison, les petits pois, les artichauts, les tomates et les poivrons. Là, surtout au printemps, lorsque les petits pois commencent à devenir à point, nous rampions dans les rigoles, et mangions plus que permis, les grains vert tendres et sucrés jusqu'au moment ou un peu écoeurées, nous rentrions comme deux Saintes Nitouches en ayant bien lavé nos mains et nos genoux couverts de boue. Le soleil commençait à descendre sur l'horizon, nous nous asseyions sur les marches devant la porte de la maison, et attendions que l'on nous rappelle à l'ordre pour aller dîner. Ces images sont fortes dans mes yeux. Je ne pourrais jamais oublier, Guiguitte et les boules de terre!!!!

Nous nous quittions fin Septembre pour rentrer en classe, elle à Ain-Taya, et moi à Alger retrouver chaque Jeudi, Michou, Philippe et les autres.

Nous avons grandi, avons suivi des études différentes, et l'enfance a fait place à l'adolescence qui nous poussait dans des voies opposées, mais n'altérerait jamais, nos merveilleux souvenirs.



En hommage à : Michou, Philippe, Charley, Jacqueline, Pierre-Yves, Jeanine, Claude, Bernard, Alain, Christiane, Henry, Philippe, ma chère Guiguitte et tous ceux avec lesquels j'ai partagé l'enfance.



Mises à jour : 2001-11-23
2003-10-05
2003-11-06
2012-01-18
2014-02-02
2016-08-07



© Françoise Bernard Briès.

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