J'ai un Performa 5400/160, bien 'bourré et mon rêve était
de le changer contre un Power Book !!!
Pourquoi pas ?
Le rêve est devenu réalité. J'ai un nouveau "bébé".
Il est superbe, il est tout nouveau, il est noir avec une petite pomme
blanche, luminescente dans la nuit!!!J'ai lâché la souris
contre le track-pad, mais je suis fière et heureuse, c'est un Macintosh,
PowerBook, 333Mhz !!!Il me suit partout. Il est avec moi dans toutes les
occasions et je peux m'en servir n'importe où.
Quelques fois, je me demande pourquoi cette fascination pour cet "engin"
diabolique !!!Pourquoi ais-je "mordu" à l'hameçon ? Qu'aura-t-il
fallu pour que je me plonge dans cet enfer doré ? Quelle curiosité
m'a poussée à aller plus avant ? Pour expliquer un peu cet
intérêt il faut dire les dernières années passées
à travailler dans un Cabinet de Conseils Juridiques m'ont offert
la possibilité de me servir d'un ordinateur, comme simple machine
à écrire plus perfectionnée. Il fallait aller vite
et bien et notre "patron" si, lui était réfractaire à
ce genre de modernisme, n'avait pas la même vue pour ceux qui travaillaient
pour lui. Donc il nous a dotées d'un Macintosh SE 80 sur lequel
nous allions nous plonger dans nos Assemblées Générales,
nos Conseils d'Administration et autres Statuts de Sociétés,
en conserver trace précieuse et augmenter la cadence.
C'est un fait nous allions beaucoup plus vite. Et, tranquillement, dans
mon petit bureau, entre deux Assemblées et la mise au point de Statuts,
je découvrais les innombrables possibilités de ce magnifique
jouet. On pouvait dessiner, faire des calculs, organiser des carnets d'adresses,
créer des listes d'adresses et des lettres types que l'on faisait
ensuite fusionner... Il n'y avait qu'une touche à frapper et sortait
alors sur l'imprimante, une centaine voire plus de courrier superbe et
bien présenté. Mais encore... Dessiner... Je faisais de petits
arbres, des petites maisons, que je cachais pudiquement derrière
une "fenêtre" remplie de textes. Au fur et à mesure j'explorais
mon cher Mac, apprenant sur le tas, des tas de choses.
Un jour il m'a fallu quitter mon cher Mac, mon bureau, mon cher patron
et mes amies de travail... Je m'en allais vers des régions
de soleil, vivre tranquillement au milieu de la campagne. Finies les
Assemblées, finis les Conseils d'Administration et les Statuts,
j'allais vivre différemment.
Mais j'étais contaminée. La petite fenêtre me manquait,
les lignes organisées me manquaient, les petits dessins aussi et
j'imaginais encore tout ce que je pourrais faire pour la maison sur un
ordinateur personnel. Une fois la maison prête à nous recevoir,
une fois les choses mises en place, je surveillais du coin de l'úil l'évolution
de la petite pomme. Ils devenaient plus gros, plus grands, plus performants...
J'avais, fourmi, mis un petit matelas de côté pour le jour
où je me déciderais à m'offrir l'ordinateur de mes
rêves.
Ce jour arriva et je m'en allais m'acheter un Macintosh Performa, Power
PC, 5200 avec un Modem intégré. J'ajoutais une imprimante,
et repartais heureuse de retrouver la petite fenêtre, qui avait d'ailleurs
beaucoup grandi et surtout les couleurs dont j'ignorais totalement l'existence
sur le SE 80. Je lui donnais une place de choix sur mon bureau, face à
la grande baie vitrée donnant sur le jardin, et commençais
mon nouvel apprentissage sur ce nouveau truc démoniaque. Et ça
marchait. C'était fantastique ce que l'on pouvait faire avec ce
nouvel ami. Je mettais tout sur le Mac, vraiment tout ce que je pouvais
y mettre. (Voir dessin au-dessus). Je découvrais d'autres logiciels
plus complexes que ceux déjà utilisés, me plantait
souvent mais ne désespérait jamais. |