Les Metaxa
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Introduction


Cette généalogie a été faite par moi-même après maintes recherches, soit à l'aide d' ouvrages tels que, par exemple, le Libro d'Oro de Philipp Argenti ou "Grandes Familles de Grèce et de Constantinople" de Mihaïl Sturdza, mais aussi en retrouvant au cours du temps, des "cousins", des parents ou alliés qui consultèrent le site que j'avais fait un peu dans cette intention. J'ai beaucoup fouillé les archives familiales, lettres, documents d'état-civil, notes diverses. J'ai aussi la grande chance d'avoir un Père "conservateur" qui émaillait ses notes de photos ou d'histoires familiales, qui annotait aussi les objets intéressants. Internet m'a également beaucoup servi et je ne compte plus tous ceux qui m'ont contactée pour une recherche ou une découverte ou une précision en les remerciant de leur aide précieuse.
Cependant, j'ai pu, n'étant pas généalogiste de métier, me tromper, oublier, faire des erreurs dans le libellé des noms ou des prénoms et je prie mes lecteurs de bien vouloir m'en excuser et me prévenir si ils se trouvent indécis quand à un nom, une date ou un lieu. Je me suis également servi de données diverses, mais en notant parfois qu'il s'agissait de pure hypothèse car dans l'incapabilité de pouvoir vérifier si loin dans le temps ce qu'il en était vraiment, mais en faisant confiance à ceux qui m'avaient fourni ces précieux renseignements.
"La famille Métaxas est d’origine grecque byzantine. Son histoire mouvementée remonte à plus de quinze siècles. Elle appartient à la noblesse de Constantinople. Elle est riche et puissante, nombre de ses membres ont occupé au cours des siècles des postes importants dans le clergé Byzantin puis Orthodoxe comme à la cour de l’Empereur de Constantinople, reliant ainsi l’histoire de notre famille à la grande histoire du Monde dans cette ville cosmopolite, perpétuellement écartelée entre Orient et Occident.
A Constantinople, la famille Metaxas traverse les siècles au gré des évènements glorieux ou tragiques qui jalonnent l’histoire mouvementée de cette ville devenue capitale de l’Empire Romain d’Orient puis de l’Empire Latin d’Orient à partir de 1204. L’invasion franque ne fera qu’accélérer une décadence inéluctable mettant cet Empire, ou plus exactement ce qu’il en reste alors, dans l’incapacité de résister aux pressions extérieures d’où qu’elles viennent.
En 1453 la prise de Constantinople par les Turcs Ottomans et la mort glorieuse du dernier Empereur provoquent la chute de l’Empire et sa disparition définitive. Comme un certain nombre d’habitants pour échapper aux massacres, les membres de la famille Metaxas sont contraints à l’exode après plus de 1000 ans de présence dans cette ville, la deuxième Rome, considérée depuis tant de siècles comme la capitale du Monde connu.
Après avoir séjourné quelques années en Crête, les membres rescapés de la famille Metaxas trouvent finalement refuge dans les Îles Ioniennes, devenue terre vénitienne et entrent ainsi au service de la " Sérénissime ". Très tôt, selon la coutume vénitienne, cette famille apparaît dans le " Livre d’Or ", le registre de la noblesse Ionienne de Corfou et Céphalonie. Ses membres vont occuper au fil des siècles de nombreux postes de gouverneurs, d’officiers ou de stradiotes, levant des troupes ou armant des galères à leurs frais.
Parmi les descendants de Marcos-Antonios il y aura deux Archevêques orthodoxes qui vont jouer l’un et l’autre un rôle important dans l’histoire de l’île de Céphalonie et plus largement à Constantinople et Venise.
En 1691, le Doge de la République de Venise, Francesco Morozini, élève au titre de Comte deux frères Metaxas en remerciement des éminents services rendu à la République dans la lutte contre l’envahisseur Turc.
Un siècle plus tard, en 1797, arrive Bonaparte à la tête des troupes républicaines, pendant la campagne d’Italie, qui décrète la déchéance puis la dissolution de la République de Venise qui devient autrichienne et annexe au nom de la République Française les Îles Ioniennes par le traité de Campo-Formio.
Occupation de courte durée interrompue en 1798 par une coalition Russo-Ottomane. C’est encore une fois une période douloureuse et mouvementée pour la population comme pour les grandes familles de l’île.
En 1807, l’Empereur Napoléon, allié cette fois de la Russie, récupère par le traité de Tilsit la souveraineté sur les îles Ioniennes pour une brève période de deux ans.
En 1809 les Anglais prennent à leur tour possession des îles, à l’exception de Corfou dans un premier temps. En 1815, au Congrès de Vienne, les îles Ioniennes sont déclarées " état libre et indépendant " mais placées sous protectorat anglais, formant ainsi la République de l’Heptanèse ou République des Sept Îles.
Elles demeurent ainsi, tant bien que mal, jusqu’en 1864 année de leur rattachement au jeune Royaume de Grèce fondé en 1830 après la victoire navale de Navarin survenue trois ans plus tôt, remportée sur les Ottomans d’Ibrahim Pacha par une coalition réunissant la Russie, l’Angleterre et la France.
Dès les premiers mouvements indépendantistes plusieurs membres de la famille apportent leur contribution à la révolte, qui devint très vite une révolution contre l’occupant ottoman, pour aboutir à la création de ce nouvel Etat.
A partir du 19ème siècle, pour les motifs les plus divers, politiques ou commerciaux, plusieurs membres de différentes branches de la famille Metaxas quittent leur île de Céphalonie, pour aller s’établir sur le Continent et jusqu’à Athènes. D’autres s’expatrient vers l’Italie, la France, la Russie, l’Autriche, l’Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie et jusqu’en Nouvelle Zélande constituant autant de nouvelles souches d’une vaste diaspora familiale de dimension planétaire.
Vous découvrirez dans les pages qui suivent avec leur généalogie l’histoire agitée de cette famille qui se confond souvent avec l’Histoire, avec un grand H de tout le bassin méditerranéen, de ses principaux personnages et de leurs nombreuses alliances contractées au cours des siècles, bien que malheureusement les noms des ascendances et descendances par les femmes nous fassent cruellement défaut jusque vers le milieu du 18ème siècle, conséquence de la tradition byzantine."

Ce prologue a été fait par mon "cousin" Hubert Walbaum descendant comme moi et plus encore, des Metaxa. Je lui sais reconnaissance d'avoir bien voulu m'autoriser à publier avant l'heure l'introduction à l'ouvrage qu'il fait sur cette famille en complément de l'ouvrage d'Epaminondas Metaxas publié à Athènes en 1893 et traduit par Madame G.Procureur (2005-2006).


Mes nombreux voyages et mes visites ont également contribué à élargir mon champ de connaissances et surtout, les cimetières visités furent de précieux "livres" ouverts à mes questions. Au cours des mois, et maintenant des années, ces familles vivent de nouveau. Il n'est pas rare qu'un seul nom, vous ouvre une voie différente de celle pensée auparavent mais non dénuée d'intérêts et d'histoires merveilleuses.

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