Ioannis Zannis
53Jeune il suivit l’enseignement d’un disciple de Staurace Malaxos. Puis comme il était impossible aux jeunes grecs d’acquérir dans leur pays une instruction solide ils allaient parfaire leur instruction à l’étranger. Jean Zygomalas se rendit à Padoue. D’après Martin Crusius li l’en aurait rapporté qu’une “légère teinture de la dialectique de la rhétorique et de l’éthique. Par contre il y apprit suffisemment le latin et l’italien. Jean se destinait à l’état ecclésiastique. Le penchant très vif que, de son propre aveu, il avait pour le beau sexe ne pouvait dans un pays où les prêtres se marient, contrarier en rien sa vocation. La date de son entrée dans les ordres fut antérieure à 1530. Désirant obtenir la cure de Saint Georges des Grecs à Venise, il pria un de ses amis de lui servir d’intermédiaire à cet effet auprès des chefs de la colonie héllénique. Sa demande fut favorablement acueillie et il fut invité à se rendre à Venise pour prendre possession du poste qu’il avait sollicité. L’absence de documents rendra impossible la suite de la vérification de cette requête. La liste chronologique des desservants de Saint Georges ne contient pas le nom de Zygomalas mais elle présente une lacune entre 1527 et 1533. Il peut donc se faire que Zygomalas ait été curé de l’église grecque de Venise dans cet intervalle.
Il était également comme bon nombre d’écclésiastiques grecs,notaire public.Charge conférée par le patriarche Jérémie Ier.
En 1555 cédant aux instances du patriarche Joasaph, il alla se fixer à Constantinople pour y professer la langue grecque ancienne et les belles-lettres, car il n’y avait alors à peu près personne qui se livrât à cet enseignement dans la capitale de l’empire. Il compta même au nombre de ses élève, Joasaph lui-même.
Il quitte Nauplie, après le mariage de sa fille Anne, en 1555 pour s’installer à Constantinople.
Dès son arrivée il y est nommé, Orateur de la Grande Eglise en 1555 et Grand Interprète des Ecritures en 1576.
Devenu interprète des saintes Ecritures, très âgé, (il vivait encore le 1er mars 1581 Legrand pense qu’il disparut à cette époque puisqu’ultérieurement il n’est plus question de lui. “Il avait d’ailleurs environ 83 ans et l’on peut supposer sans trop d’invraisemblance que son existence ,e se prolongea pas beaucoup au-delà de cet âge”. [Notice biographique.... page 71)
Ce prénom laisse à penser que cette jeune femme était d’origine italienne, mais rien ne nous permet de l’affirmer. Le séjour que Jean fit à Padoue lui aurait peut-être donné l’occasion de la rencontrer dans cette ville.
Théodose était notaire dès 1563 et fut par la suite protonotaire. il cessa d’être protonotaire à une date que nous ignorons et il avait d’ailleurs échangé cete charge contre celle de dikaeophylax au mois d’avril 1600.
Son mariage avec Irène Moschus fût célébré à Constantinople et dura
plus de huit jours. L'épouse avait de splendides bijoux et vêtements -
[E. Legrand - Notice biographique sur Jean et Théodose Zygomalas]
Un événement important eut lieu le 20 janvier 1578 car Théodosius
obtint un exemplaire de la traduction grecque de la Confession
d'Augsbourg.
La date de sa mort (1614) ne nous est indiquée que par Philipp
Argenti dans le Libro d'Oro, mais E.Legrand nous dit simplement que
l'on ne trouve plus trace de lui après 1614. Il avait alors 70 ans.
Il est né à Nauplie, issu d'une famille connue d'Argolide dont le nom initial était paraît-il Sagomalas, au service du seigneur féodal d'Argos Guy d'Enghien. Il a fait ses études près de son père Jean Zygomalas. En 1555 la famille a déménagé à Constantinople, où le père exerçait déjà des fonctions de dignitaire laïc et d'orateur au patriarcat œcuménique ; en même temps il y enseignait le grec et copiait des manuscrits. En 1564 Théodose figure pour la première fois dans un témoignage, en tant que notaire du patriarcat œcuménique et copiste de manuscrits, tandis qu'en 1574 il a été promu protonotaire. Enfin, en 1591 il s'élèva à la haute charge patriarcale de "dikaiophylax" (gardien des droits). De son vivant, il est devenu célèbre grâce à la
longue correspondance et à son amitié avec l'humaniste Allemand Martin Crusius, professeur de grec et de latin à l'université de Tübingen. Ce dernier notait minutieusement dans son journal toutes les informations que lui envoyait Théodose sur les Grecs de son temps, leurs us et coutumes, leur vie quotidienne, leur passé historique, y compris leur langue parlée. Il en a même publié un grand nombre dans ses livres, principalement dans "Turcograeciae libri octo" (imprimé à Bâle en 1584).
Grâce à ces informations de
Théodose et leur publication par Crusius, commence à se manifester l'intérêt des Européens pour les Grecs de cette époque, les tenant pour la première fois comme des descendants des Grecs anciens et des Byzantins; c'est bien le courant intellectuel et idéologique qui se développa sous le nom "Philhellénisme". A la demande de Crusius, Théodose a traduit en grec populaire certains textes, ce qui a fait connaître en Europe le grec parlé à cette époque. Il a également fait la connaissance d'autres humanistes de passage à Constantinople, tels le Français Philippe du Fresne-Canaye, les Allemands Jean Leunclavius (ou Lšwenklau), le pasteur Stefan Gerlach et le voyageur Salomon Schweigger, le Hollandais George Dousa et le Polonais Andrea Taranowski. Sa participation à l'échange de thèses théologiques et des tentatives de rapprochement entre les théologiens luthériens de Tübingen et le patriarche Jérémie II Tranos paraît limitée et en tout cas non décisive.
Il a probablement péri lors de l'épidémie de peste qui, en 1607, a fait des ravages. Sa nombreuse famille a déménagé loin de Constantinople. Ses descendants se trouvaient au XIXème siècle encore à Chios, et aujourd'hui dispersés un peu partout."
Note de Monsieur Stavros Perentidis 2006-06 après le
colloque de NauplieThéodose était notaire dès 1563 et fut par la suite protonotaire. il cessa d’être protonotaire à une date que nous ignorons et il avait d’ailleurs échangé cette charge contre celle de dikaeophylax au mois d’avril 1600.
Son mariage avec Irène Moschus fût célébré à Constantinople et dura plus de huit jours. L'épouse avait de splendides bijoux et vêtements - [E. Legrand - Notice biographique sur Jean et Théodose Zygomala]
“Un bon moment après, quand on eut allumé, une petite vieille conduisit la fiancée dans sa chambre. La mariée était tellement chargée d’ornements et de parures que par son costume, elle ressemblait à une comtesse ou à une princesse : elle portait une jupe de brocart d’or, une robe de velours brun ou rouge foncé bordée de passementeries en or; elle avait de faux cheveux dorés et la tête ceinte d’une couronne d’or fin enrichie de belles pierreries. Elle portait autour du cou un collier d’or et avait des bracelets et des boucles d’oreilles avec des perles et des pierres précieuses. Elle avait le visage fardé (Hélène la grecque ne devait pas être plus jolie) et sa beauté était naturelle et non pas due au maquillage. La future avait quatorze ans.”
Ce récit est dû à la plume de Salomon Schweigger aumonier du nouvel ambassadeur impérial et ami de Théodose qui l’avait invité à son mariage.
Dans son carnet de voyage existe aussi un dessin :
Bal à l'occasion de noces ;
ce pourrait être celles de Théodose
Un événement important eut lieu le 20 janvier 1578 car Théodose obtint un exemplaire de la traduction grecque de la Confession d'Augsbourg.
La date de sa mort (1614) ne nous est indiquée que par Philipp Argenti dans le Libro d'Oro, mais E.Legrand nous dit simplement que l'on ne trouve plus trace de lui après 1614. Il avait alors 70 ans.
ECRITS DE THEODOSE
• Histoire politique de Constantinople de 1391 jusqu'à 1578
• Une longue lettre à Crusius, datée du 7 avril 1581 ;
• Des "Thematopestolae", soit des lettres bilingues en juxtaposé (en grec ancien et moderne) ;
• Une paraphrase du roman byzantin "Stefanitès et Ichnelatès" en langue populaire ;
• Une paraphrase du recueil juridique byzantin "Synopsis minor" ;
• Une paraphrase de l'"Hexabible", collection de lois byzantines par Constantin Harménopoulos ;
• Une liste des dignités (offikia) du patriarcat ;
• Des catalogues de bibliothèques publiques et privées de Constantinople ;
• De nombreuses lettres ;
• Un récit de voyage dans la mer Egée ;
• Une description du Mont-Sinaï et une autre du Mont Athos (avec des cartes dessinées par lui-même).
Sources : Professeur Stavros Perentidis -
Wikipédia
Elle habite avec son mari, à Constantinople. (Turcograecia, p.223 et 324] où il est
tailleur.